Pétition pour sauver le documentaire canadien

Nous vous proposons  une action concrète afin d’affirmer votre attachement au documentaire.

Sauvons le documentaire canadien

initiative de Documentaristes du Canada

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René-Daniel Dubois et le documentaire



René-Daniel Dubois et le documentaire

Le réalisateur Jean-Claude Coulbois interroge René-Daniel Dubois, dramaturge québécois, sur ce qu’est un documentaire. Le réalisateur a filmé le dramaturge pendant dix ans nous donnant en 2006 le documentaire « Un sur mille ».

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Les 10 000 films que nous avons dans le corps

Les 10 000 films que nous avons dans le corps

Le cinéma documentaire québécois a beaucoup contribué à la cinématographie mondiale depuis 1960. En fait, il y a contribué d’une manière démesurée, si on tient compte de la petite taille de nos ateliers, de nos télévisions, de nos boîtes de productions, de nos institutions, de nos moyens. Ce qui fait qu’aujourd’hui, des jeunes cinéastes de partout au monde veulent venir étudier dans notre Institut National de l’Image et du Son afin de s’abreuver à même la source de notre tradition, reconnue à travers le monde pour son inventivité, sa pertinence, son bagout et sa contribution au progrès social, à l’avancée de la pensée et de l’art documentaire. Ce qui fait aussi que les cinéastes documentaires québécois sont encore beaucoup invités dans les Festivals de films internationaux. En plus de générer des bons films, disons qu’on surfe encore sur l’image d’un cinéma avec une petite touche de magie… Le Québec est une terre fertile pour le film documentaire.

Or, en 2009, des gens s’appliquent à tarir la source, à assécher la terre. Le cinéma documentaire ne va pas bien au Québec. Plusieurs menaces pèsent sur lui, à commencer par la perspective de devoir justifier économiquement chaque film avant de le faire, comme si la nécessité d’une parole libre, comme si la nécessité d’imaginer et de réinventer perpétuellement le monde, s’évaluait en dollars. Très rapidement, ce genre de calcul, de raisonnement, tue l’art, tue la création. Ce qui a toujours fait la force du cinéma d’ici, c’est justement son degré de création, son coefficient de liberté.

J’en suis certain, au moment d’entamer le tournage de Pour la suite du monde à l’Isle aux Coudres, il n’a jamais été question d’un film qui s’inscrive dans une case X-Y d’un marché X-Y. Il n’a jamais été question d’un besoin X-Y, identifié par un programmateur X-Y. L’idée était de créer un film qui changerait la vie comme les films d’ici ont changé notre vie 10 000 fois depuis les Raquetteurs. Si l’on s’en tenait à une vision utilitariste du documentaire (ou alors même carrément marchande), il n’y aurait plus jamais de Pierre Perrault au Québec. Nos films n’intéresseraient plus que nous, ils n’auraient plus de pertinence 2 ans après leur création. Nous ne ferions plus du cinéma, mais une sorte de sous-traitance grise pour les salles de nouvelles ou les marchés ciblés, une production éphémère, à la mode, sans valeur à long terme (documentaire).

Même si le nouveau Fonds des médias du Canada n’a pas encore annoncé ses politiques, on redoute qu’elles soient teintées par les valeurs charriées par le gouvernement conservateur. On le sait, ces valeurs mettent en péril tout ce qui concerne l’État, le service public, le bien commun, nos systèmes de santé et d’éducation universels, Radio-Canada, les arts… Il ne fait aucun doute que le cinéma documentaire québécois pourrait s’éteindre ici. Et avec lui, -si il faut absolument parler de chiffres!- les 15 000 emplois directs ou indirects qu’il crée au Canada (dont une forte proportion au Québec) et les 42 millions de valeur d’exportation.

L’ère de Stephen Harper est difficile à traverser. Depuis déjà quelques mois, nos partenaires essentiels dans les télés affichent une réserve généralisée, ce qui fait qu’autour, le boîtes de productions indépendantes mettent un genoux à terre. Des cinéastes chevronnés, parfois auréolés de prix dans des festivals d’ici et du monde entier, cumulent les refus et réfléchissent à arrêter leur cinéma. D’autres, plus chanceux, choisissent l’exil en Europe ou aux États-Unis, là où des investisseurs publics et privés connaissent la valeur de la twist documentaire québécoise. Triste perspective.

Pour sauver le documentaire québécois, il faudra parler fort dans les prochaines semaines. D’une seule voix. Il faudra que nous disions combien nous tenons à notre foisonnement culturel. Combien nous tenons à raconter le monde, à nous l’expliquer, à le transmettre à nos enfants avec nos mots, nos images, notre façon. Il faudra dire que nous ne voulons pas céder l’antenne aux productions anglaises, française, américaines, formatées pour convenir à un public standard, mondialisé. Le choix du public est déjà très clair à cet égard, les gens d’ici préfèrent le cinéma documentaire d’ici dans une proportion qui avoisine les 80%!

Le budget que l’ancien Fonds canadien de la télévision réservait au documentaire doit être reconduit et surtout bonifié dans le nouveau Fonds des médias. Puis, il nous faut urgemment développer une véritable politique du documentaire qui assurera le développement de ce secteur où nous brillons parmi les meilleurs depuis 50 ans.

Je connais personnellement des dizaines de gens pluggés sur le 220 de notre tradition documentaire, prêts à réinventer le genre et à faire rayonner le point de vue québécois sur les écrans et les télévisons d’ici et du monde. Il faut absolument que ces gens puissent tourner les 10 000 films qu’ils ont encore dans le corps! Merci de joindre votre parole à la nôtre.

http://www.sauvonsledocumentaire.ca

Hugo Latulippe, cinéaste et producteur

Texte préparés pour la soirée des Gémeaux à l’hôtel Hyatt de Montréal ce jeudi 17 septembre 2009, au cas où CE QU’IL RESTE DE NOUS gagnerait l’une des 4 prix pour lesquels il est en nomination.

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Dépot des mémoires - consultation fonds des médias

Le 3 septembre dernier, le regroupement Sauvonsledocumentaire.ca a déposé un mémoire dans le cadre des consultations de l’industrie lancées par le Fonds des médias du Canada. En tout, 51 mémoires ont été déposés. Les organismes qui soutiennent notre action ont déposé les mémoires suivants:

- Réalisatrices Équitables

- SARTEC-UDA

- Alliance québécoise des techniciens de l’image et du son (AQTIS)

- Documentary Organization of Canada (en anglais)

Mémoires d’autres organismes concernés par la situation du documentaire:

- Observatoire du documentaire

- Association des producteurs de films et de télévision du Québec

Vous avez également accès à tous les autres mémoires à partir du site Fonds canadien de la télévision . Vous devez cliquer sur la section en bas à droite de votre écran : Processus de consultation de l’industrie. Ensuite dans la section consultation, vous sélectionnez à gauche Mémoires.

Bonne lecture!

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“Devoir collectif”

Chaque œuvre indépendante, qu’elle soit cinématographique, multimédiatique, musicale ou de toute autre forme, est une expérience qui stimule notre esprit et nos sens.
La diversité et la multitude de ces expériences, quant à elles, nourrissent notre réflexion. Aujourd’hui, plus qu’à n’importe quel autre moment, nous devons prendre conscience que seul le maintien de cette diversité est garant du respect de notre identité et de nos libertés. Si ces dernières se retrouvaient menacées, il est de notre devoir à tous et collectivement, d’agir en conséquence.

Nicolas Girard Deltruc
Directeur exécutif
Festival du nouveau cinéma

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Notre passion pour le genre documentaire ne date pas d’hier !

Depuis 35 ans, Vidéo Femmes a pour mission de stimuler la création d’œuvres vidéographiques indépendantes, principalement en documentaires, et de faire rayonner ces œuvres auprès d’un vaste public.

Notre passion pour le genre documentaire ne date donc pas d’hier !  Véritable œuvre de création, le documentaire permet d’observer la vie, d’exprimer un point de vue d’auteur, une vision particulière… Il peut également servir d’arme politique, d’engagement social, de véhicule d’éducation populaire… Il pousse parfois l’audace jusqu’à nous transporter dans un monde où fiction et réel se confondent…

Une cinquantaine d’artistes membres de notre centre souhaitent pouvoir s’exprimer par le biais du documentaire et plusieurs d’entre elles ont fait de cette passion leur métier.  Le public a le droit de profiter de cet art et du talent de ces artistes.  Le gouvernement ne semble pas mesurer l’impact des mesures qui menacent sérieusement la survie de la pratique documentaire : disparition du Fonds canadien  du film et de la vidéo indépendants,  coupures à Radio-Canada, compressions à l’ONF, fusion du Fonds canadien de télévision et du Fonds des nouveaux médias.   Toutes  ces décisions  sont autant d’armes contre le documentaire.

Nous ne pouvons que nous inquiéter de ces  tristes nouvelles et joindre notre voix à tous ceux et à toutes celles qui croient au documentaire comme moyen d’observer le monde,  qu’il soit  près ou loin de nous. Nous croyons au pouvoir du documentaire qui nous offre comme citoyen et citoyenne  une occasion de réfléchir, d’élever notre discours et d’être confronté à d’autres réalités. Être documentariste exige beaucoup de la part de ceux et celles qui pratiquent cet art, cela doit être non seulement encouragé mais soutenu au lieu d’être encore et toujours la cible des coupures.

Martine Beaurivage
Et
Pauline Voisard
Pour Vidéo Femmes
Productions VF inc

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Disparition de la case documentaire “The Lens” sur CBC Newsworld

Voici un communiqué de l’APFTQ à propos de cette disparition qui s’ajoute à tous les autres bouleversements qui touchent le documentaire d’ici.

Disparition de la case documentaire The Lens sur CBC Newsworld
- Les producteurs québécois déplorent la perte d’une importante fenêtre de diffusion.

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Des nouvelles du Fonds des médias du Canada (FMC)

Consultations à venir!  (voir communiqué de presse: Le FTC lance son processus de consultation de l’industrie )

Voici un résumé fait par DOC des dates et moments importants à venir:

Dates importantes
6 août : Tenue du forum virtuel - publication des documents préparatoires. Tous les intéressés peuvent y participer.

Cette présentation sera suivie de consultations provinciales auxquelles peuvent participer tous les intéressés:
8 septembre: Regina SK
9 septembre: Winnipeg MB
21 septembre: Halifax NS
22 septembre: Fredericton NB
23 septembre: Charlottetown PE
24 septembre: St. John’s NL
25 septembre: Iqaluit NU
28 septembre: Calgary AB
29 septembre: Vancouver BC
30 septembre: Vancouver BC – Groupe de consultation des Autochtones
2 octobre: Whitehorse YT (comprend NT)
14 octobre: Toronto ON
21 Montréal QC – Groupe de consultation du marché de langue française
28 Montréal QC – Groupe de consultation du marché de langue anglaise
29 Ottawa ON – Groupe de consultation des producteurs de langue française à
l’extérieur du Québec

Calendrier des consultations
10 juillet : Annonce du processus de consultation
6 août : Tenue du forum virtuel - publication des documents préparatoires
4 septembre : Date limite pour la soumission des mémoires par les intervenants
8 septembre: Début des réunions des groupes de consultation – Voir Annexe B
18 septembre: Date limite pour les commentaires des intervenants sur les mémoires soumis
30 novembre: Fin des réunions des groupes de consultation
Décembre/janvier: Élaboration des ébauches des principes directeurs des programmes
25 février: Présentation des ébauches des principes directeurs au conseil d’administration
du FMC
1 mars : Publication des principes directeurs des programmes
8 mars: Annonce des enveloppes de rendement des télédiffuseurs
1 avril : Lancement du FMC

Si vous souhaitez être tenu au courant de l’horaire des consultations et autres informations, vous pouvez vous inscrire à la liste de distribution à l’adresse suivante en cliquant sur l’onglet pour vous inscrire à l’adresse suivante: http://www.ctf-fct.ca/ctf_home_fr.html

Pour consulter le document en entier, vous pouvez y accéder ici:  Processus de consultation de l’industrie

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Pourquoi le cinéma documentaire?

Pour aborder le réel de travers, par devant, par derrière, de côté, collé.
Parce que ce fameux réel est tout sauf univoque, tout sauf simple.
Pour varier les points de vue, les angles d’attaque, les nuances et les regards.
Pour voir le monde à hauteur d’hommes, de femmes, d’humains.
Pour partager l’indignation, la colère, la joie et l’espoir.
Pour partager les rencontres, les coups de cœur et les coups de gueule.
Pour se coucher moins niaiseux le soir.
Pour donner vie à des histoires à peine croyables qui bien souvent nous dépassent.
Pour faire connaître des réalités méconnues, oubliées, ignorées, méprisées.
Pour voir le monde avec des yeux qui écoutent et des oreilles qui regardent.
Pour lancer la réflexion, pour partager l’émotion, pour changer le monde en toute humilité.
Pour une fenêtre personnelle, subjective, sur la vie, enfin, sur des morceaux de vie.
Parce que c’est ma vie, un peu, beaucoup…

Bruno Boulianne
Cinéaste documentariste

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Madame Lise et le documentaire


Madame Lise et le documentaire
envoyé par sldocumentaire.

Lise Coupal est mieux connue sous le nom de Madame Lise, l’enseignante de première année du quartier multiethnique Parc-Extension, au cœur de Montréal. Elle a en effet été révélée par le documentaire, La Classe de madame Lise, de Sylvie Groulx, gagnant du Prix Jutra du meilleur documentaire 2006. Elle témoigne en faveur du genre qui a dépeint une des nouvelles réalités québécoises de l’enseignement en milieu urbain.

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