Quand un documentaire change une vie.
France Geoffroy et le documentaire
France Geoffroy témoigne de son expérience d’avoir participé un jour à un documentaire de Jean Bourbonnais, “Jeunes autrement (le goût de vivre)”.
France Geoffroy témoigne de son expérience d’avoir participé un jour à un documentaire de Jean Bourbonnais, “Jeunes autrement (le goût de vivre)”.
Voici le texte montréal -résumé-FMC qui résume la consultation de l’industrie fait par le Fonds des médias du Canada à Montréal le 21 octobre 2009, le nombre de participants: 95 personnes.
Vous pouvez aussi voir les autres résumés des autres villes canadiennes sur le site du Fonds canadien de la télévision . Vous devez cliquer sur la section en bas à droite de votre écran : Processus de consultation de l’industrie. Ensuite dans la section consultation, vous sélectionnez à gauche résumés.
Bonne lecture!
Qu’adviendra-t-il du documentaire face aux exigences en matière de rentabilité, dans un contexte de multiplication des plateformes et de défis technologiques ? De nombreux sympathisants et intervenants du milieu cinématographique s’inquiètent à juste titre de ces menaces qui pèsent sur cet art, mettant ainsi son avenir en situation périlleuse.
Pourtant, la réputation internationale de notre cinéma documentaire, riche de sa tradition et de son inventivité, n’est plus à faire. Il rayonne par sa production abondante et diversifiée et le regard unique qu’il porte sur les cultures et les sociétés, appuyé par la créativité sans cesse renouvelée de ses auteurs. Libres prises de paroles, ce cinéma constitue une forme d’expression essentielle à la vie démocratique.
Notre société a toutes les raisons de s’inquiéter d’éventuelles exigences commerciales car elles ébranleraient la fragile écologie du cinéma documentaire. Aussi, l’Association des réalisateurs et réalisatrices du Québec joint sa voix à ceux et celles qui croient en la force du documentaire d’ici, à sa valeur culturelle essentielle et à son indispensable contribution à l’avancement social.
Assurons plutôt la pérennité du documentaire dans notre paysage socioculturel !
Le cinéma d’auteur est garant d’une parole unique et singulière au cœur de notre identité collective et de notre histoire, préservons-le !
19 novembre de 17h à 19h, dans le Loundge des RIDM, Cinémathèque québécoise, 335, boul. De Maisonneuve Est , Montréal
LE DOCUMENTAIRE AU-DELÀ DE LA TÉLÉVISION: NOUVEAUX PUBLICS, NOUVELLES ALLIANCES ? Peut-on insuffler un nouvel élan au documentaire en misant sur ses différents publics?
http://ridm.qc.ca/fr/programmation-2009/parcourir-la-programmation/programmes-speciaux/discussions/discussions-5-a-7/le-documentaire-au-dela-de-la-television-nouveaux-publics-nouvelles-alliances-e.html
Dans le journal le Devoir du samedi 7 novembre un dossier sur le DOCUMENTAIRE cahier H, cinéma et télévision.
Quelques liens :
- L’évolution de la programmation de Canal D - Pour la démocratisation du documentaire l
- Vivre et voir le Québec en direct
- Nouvelles technologies - Le documentaire est en mutation
Plus de textes disponibles dans la version papier.
Bonne lecture !
Dans le cadre des Rencontres internationales du documentaire de Montréal.
Le Forum 2009 de l’Observatoire du documentaire: pour une politique du documentaire
Mercredi 11 novembre de 13h30 à 16h30 à la Grande Bibliothèque. Entrée rue Berri nord.
Entrée libre
“Un comité formé par l’Observatoire du documentaire travaille à la rédaction d’un énoncé qui sera envoyé aux participants avant le Forum. Un panel constitué de personnalités actives et représentatives de la communauté documentaire discutera avec les participants des grands enjeux de cette politique du documentaire. L’énoncé retravaillé à la lumière de cette rencontre deviendra un document fédérateur, levier de représentation auprès des décideurs, pour assurer la place que doit prendre le documentaire dans le paysage culturel et social canadien.” extrait du texte de L’Observatoire du documentaire
Le réalisateur Jean-Claude Coulbois interroge René-Daniel Dubois, dramaturge québécois, sur ce qu’est un documentaire. Le réalisateur a filmé le dramaturge pendant dix ans nous donnant en 2006 le documentaire « Un sur mille ».
Les 10 000 films que nous avons dans le corps
Le cinéma documentaire québécois a beaucoup contribué à la cinématographie mondiale depuis 1960. En fait, il y a contribué d’une manière démesurée, si on tient compte de la petite taille de nos ateliers, de nos télévisions, de nos boîtes de productions, de nos institutions, de nos moyens. Ce qui fait qu’aujourd’hui, des jeunes cinéastes de partout au monde veulent venir étudier dans notre Institut National de l’Image et du Son afin de s’abreuver à même la source de notre tradition, reconnue à travers le monde pour son inventivité, sa pertinence, son bagout et sa contribution au progrès social, à l’avancée de la pensée et de l’art documentaire. Ce qui fait aussi que les cinéastes documentaires québécois sont encore beaucoup invités dans les Festivals de films internationaux. En plus de générer des bons films, disons qu’on surfe encore sur l’image d’un cinéma avec une petite touche de magie… Le Québec est une terre fertile pour le film documentaire.
Or, en 2009, des gens s’appliquent à tarir la source, à assécher la terre. Le cinéma documentaire ne va pas bien au Québec. Plusieurs menaces pèsent sur lui, à commencer par la perspective de devoir justifier économiquement chaque film avant de le faire, comme si la nécessité d’une parole libre, comme si la nécessité d’imaginer et de réinventer perpétuellement le monde, s’évaluait en dollars. Très rapidement, ce genre de calcul, de raisonnement, tue l’art, tue la création. Ce qui a toujours fait la force du cinéma d’ici, c’est justement son degré de création, son coefficient de liberté.
J’en suis certain, au moment d’entamer le tournage de Pour la suite du monde à l’Isle aux Coudres, il n’a jamais été question d’un film qui s’inscrive dans une case X-Y d’un marché X-Y. Il n’a jamais été question d’un besoin X-Y, identifié par un programmateur X-Y. L’idée était de créer un film qui changerait la vie comme les films d’ici ont changé notre vie 10 000 fois depuis les Raquetteurs. Si l’on s’en tenait à une vision utilitariste du documentaire (ou alors même carrément marchande), il n’y aurait plus jamais de Pierre Perrault au Québec. Nos films n’intéresseraient plus que nous, ils n’auraient plus de pertinence 2 ans après leur création. Nous ne ferions plus du cinéma, mais une sorte de sous-traitance grise pour les salles de nouvelles ou les marchés ciblés, une production éphémère, à la mode, sans valeur à long terme (documentaire).
Même si le nouveau Fonds des médias du Canada n’a pas encore annoncé ses politiques, on redoute qu’elles soient teintées par les valeurs charriées par le gouvernement conservateur. On le sait, ces valeurs mettent en péril tout ce qui concerne l’État, le service public, le bien commun, nos systèmes de santé et d’éducation universels, Radio-Canada, les arts… Il ne fait aucun doute que le cinéma documentaire québécois pourrait s’éteindre ici. Et avec lui, -si il faut absolument parler de chiffres!- les 15 000 emplois directs ou indirects qu’il crée au Canada (dont une forte proportion au Québec) et les 42 millions de valeur d’exportation.
L’ère de Stephen Harper est difficile à traverser. Depuis déjà quelques mois, nos partenaires essentiels dans les télés affichent une réserve généralisée, ce qui fait qu’autour, le boîtes de productions indépendantes mettent un genoux à terre. Des cinéastes chevronnés, parfois auréolés de prix dans des festivals d’ici et du monde entier, cumulent les refus et réfléchissent à arrêter leur cinéma. D’autres, plus chanceux, choisissent l’exil en Europe ou aux États-Unis, là où des investisseurs publics et privés connaissent la valeur de la twist documentaire québécoise. Triste perspective.
Pour sauver le documentaire québécois, il faudra parler fort dans les prochaines semaines. D’une seule voix. Il faudra que nous disions combien nous tenons à notre foisonnement culturel. Combien nous tenons à raconter le monde, à nous l’expliquer, à le transmettre à nos enfants avec nos mots, nos images, notre façon. Il faudra dire que nous ne voulons pas céder l’antenne aux productions anglaises, française, américaines, formatées pour convenir à un public standard, mondialisé. Le choix du public est déjà très clair à cet égard, les gens d’ici préfèrent le cinéma documentaire d’ici dans une proportion qui avoisine les 80%!
Le budget que l’ancien Fonds canadien de la télévision réservait au documentaire doit être reconduit et surtout bonifié dans le nouveau Fonds des médias. Puis, il nous faut urgemment développer une véritable politique du documentaire qui assurera le développement de ce secteur où nous brillons parmi les meilleurs depuis 50 ans.
Je connais personnellement des dizaines de gens pluggés sur le 220 de notre tradition documentaire, prêts à réinventer le genre et à faire rayonner le point de vue québécois sur les écrans et les télévisons d’ici et du monde. Il faut absolument que ces gens puissent tourner les 10 000 films qu’ils ont encore dans le corps! Merci de joindre votre parole à la nôtre.
http://www.sauvonsledocumentaire.ca
Hugo Latulippe, cinéaste et producteur
Texte préparés pour la soirée des Gémeaux à l’hôtel Hyatt de Montréal ce jeudi 17 septembre 2009, au cas où CE QU’IL RESTE DE NOUS gagnerait l’une des 4 prix pour lesquels il est en nomination.
Le 3 septembre dernier, le regroupement Sauvonsledocumentaire.ca a déposé un mémoire dans le cadre des consultations de l’industrie lancées par le Fonds des médias du Canada. En tout, 51 mémoires ont été déposés. Les organismes qui soutiennent notre action ont déposé les mémoires suivants:
- Alliance québécoise des techniciens de l’image et du son (AQTIS)
- Documentary Organization of Canada (en anglais)
Mémoires d’autres organismes concernés par la situation du documentaire:
- Observatoire du documentaire
- Association des producteurs de films et de télévision du Québec
Vous avez également accès à tous les autres mémoires à partir du site Fonds canadien de la télévision . Vous devez cliquer sur la section en bas à droite de votre écran : Processus de consultation de l’industrie. Ensuite dans la section consultation, vous sélectionnez à gauche Mémoires.
Bonne lecture!